Les crochets, ces outils qui vous veulent du bien

Vous nous avez déjà vu sortir ces outils de torture en séance et vous vous êtes tout de suite dit : « Mais qu’est-ce que c’est ? Pourquoi moi, je n’ai rien fait de mal... »

Rassurez-vous : nous les sortons car justement nous prenons soin de vous.

Les crochets sont des outils qui bien que visuellement effrayants, vous veulent le plus grand bien.


Toujours pas convaincus ? On vous en dit plus sur ce que c’est et leur utilité juste en-dessous 😉



C’est une technique manuelle assistée, pratiquée depuis plusieurs siècles en médecine chinoise et importée en Europe par M. EKMAN.

Le principe ? Le thérapeute utiliser un crochet pour mobiliser et libérer les accolements entre les différents tissus mous du patient (on vous voit venir : par tissu mou, on entend tout, sauf les os, c’est-à-dire : muscles, aponévroses et tendons principalement).


On différencie deux types de crochets :

- les crochets dures à structures métalliques, plus agressifs pour la peau mais permettant de travailler plus en profondeur

- les crochets mous en plastique, plus supportables pour le patient et adapté à des pathologies aiguës



Les différents objectifs recherchés par les crochets sont de :

- libérer les plans de glissement myoaponévrotique et ainsi réduire les raideurs musculaires et tissulaires

- booster la synthèse de fibres de collagène permettant de renforcer le tissu conjonctif

- favoriser la vascularisation et soutenir le processus de cicatrisation

Et l’intérêt majeur est d’atteindre des structures qui ne l’étaient pas avec nos simples doigts.



Alors, dans quel cas l’utiliser ?


Principalement sur les tendinopathies (coiffe des rotateurs niveau épaule, adducteurs, tendon achille, ligament patellaire…), les adhérences cicatricielles et les raideurs musculaires.



Conclusion ? Ayez confiance et soyez rassurés…

Le crochet est finalement un prolongement de nos mains, avec l’avantage d’agir sur vos tissus de manière beaucoup plus précise et ainsi d’optimiser les résultats.




Ecrit par François SPECKLIN (Kinésithérapeute à KOSS Paris 8 et pour l'équipe de France de ski alpin handisport)